Guide République Dominicaine

La République Dominicaine, la perle des Caraïbes

Carte des régions de République DominicaineSituation géographique

Pays des Grandes Antilles, la République Dominicaine occupe environ les deux tiers de l’île d’Hispaniola, en mer des Caraïbes, Haïti occupant le tiers ouest de l’île. L’espagnol est la langue officielle de ce pays qui compte environ 9,2 millions d’habitants.

Nom du pays

Le nom de République dominicaine a été institué par la constitution de 1844 qui commence ainsi : Les députés des peuples de l’ancienne partie espagnole de l’île de Saint-Domingue décrètent….
Son origine se trouve dans le nom de la capitale, Saint-Domingue (Santo Domingo en espagnol), lui-même tiré de Saint Dominique de Guzmán.

La République dominicaine n’a pas d’appellation officielle courte. Cependant, il en existe plusieurs officieuses :

  • La Dominicaine (sur le modèle de la République argentine qui a donné l’Argentine) ; cette appellation est peu usitée en français mais l’on trouve plus facilement ses équivalents anglais Dominican et espagnol Dominicana;

  • Saint-Domingue, par extension du nom de la capitale du pays, puisque c’est le substantif duquel dérive dominicaine. Ce nom a cependant aussi été utilisé dans le passé pour désigner Haïti ou l’île d’Hispaniola ;

  • La Dominicanie, terme surtout utilisé par les Haïtiens.

Histoire

Histoire politique contemporaine : Une longue transition vers la démocratie

Parvenu au pouvoir le 23 février1930 suite à un coup d’État, le despote Rafael Leónidas Trujillo Molina régna sans partage jusqu’à son décès. Il changea le nom de la capitale du pays (Saint-Domingue) en Ciudad Trujillo, s’appropria au bénéfice de lui-même et sa famille la majeure partie des terres arables.
Son régime fut marqué par la répression, l’usage de la torture et le meurtre politique. En 1937, il ordonna le massacre de 15.000 Haïtiens.

Dès août 1960, l’Organisation des États Américains (OEA) imposa des sanctions diplomatiques à son encontre estimant qu’il était complice dans la tentative d’assassinat du président vénézuélien Rómulo Betancourt.

Le 3 août 1960, Joaquín Balaguer Ricardo, qui depuis 1935 avait été à divers titres au service du régime Trujillo, devint président constitutionnel fantoche au service de Trujillo. Au bénéfice de sa position au sein de l’appareil d’État, il réussit à prendre le pouvoir à la suite de l’assassinat le 30 mai 1961 de Trujillo (La Fiesta del chivo). Il fut néanmoins rapidement renversé.

La première élection libre depuis près de quarante ans porta au pouvoir Juan Bosch, chef du Parti révolutionnaire dominicain (PRD). Celui-ci fut à son tour renversé par un coup d’État militaire.

Très rapidement la situation devint confuse, confusion qui se solda par une occupation en avril 1965 des forces armées des États-Unis. Cette confusion est usuellement mise en relation avec le fait que Bosch était perçu comme pro-castriste.

Balaguer remporta les élections de juin 1966 et fut, aux termes d’élections fortement influencées par la violence politique d’État au service d’une dictature, réélu en 1970 et en 1974.

En 1978 Silvestre Antonio Guzmán Fernández, candidat du Parti révolutionnaire dominicain (PRD), fut élu. Il laissa la place en 1982 à Salvador Jorge Blanco, également membre du PRD.

Balaguer retrouva un pouvoir de moins en moins dictatorial suite à l’élection présidentielle de 1986, et fut réélu en 1990 et en 1994. Cette dernière élection aux résultats serrés fut, aux dires des observateurs internationaux, suffisamment entâchée d’irrégularités pour que seulement deux ans plus tard, la constitution soit modifiée et de nouvelles élections organisées.

Celles-ci conduisirent à l’élection du candidat du Parti de la libération Dominicaine (PLD ; centre-droit) Leonel Fernandez Reina, âgé de 43 ans.

En 2000 c’est le candidat PRD (membre de l’international socialiste) Hipólito Mejía Domínguez, opposé, d’une part, à Danilo Medina, candidat du PLD - Leonel Fernández ne pouvant se présenter pour un second mandat au vu de la constitution - et, d’autre part, à Balaguer, candidat du Parti réformiste social chrétien (PRSC ; conservateur), qui accéda au pouvoir.
Balaguer, âgé de 93 ans, obtint plus de 24 % des voix et manqua de peu la possibilité de provoquer un deuxième tour.

Balaguer décéda le 14 juillet 2002, mettant ainsi fin à son implication dans une très longue transition vers la démocratie.

Hipólito Mejia, candidat après une modification de la constitution lui permettant de se présenter pour un second mandat, perd l’élection présidentielle de 2004 au profit de Leonel Fernández.

Aux élections législatives du 16 mai 2006, le PLD, parti de Leonel Fernández, obtient des électeurs dominicains une majorité au Sénat et à la Chambre des députés.

Politique

Comme son nom l’indique, ce pays est une République. Toutes les personnes de plus de 18 ans peuvent voter.
Les personnes mariées peuvent voter quel que soit leur âge.
Les policiers et militaires ne peuvent pas voter.
Le Président est élu pour un mandat de 4 ans. L’élection présidentielle se déroule toutes les années multiples de quatre.

Le pouvoir législatif est exercé par le Sénat et la Chambre des députés. Le Sénat compte 30 sièges et la Chambre 120. Les élections législatives sont organisées toutes les années paires non divisibles par quatre.

La République dominicaine est une démocratie représentative dans laquelle les pouvoirs nationaux sont divisés en trois groupes indépendants : exécutif, législatif et judiciaire.

La République dominicaine est régie par une Constitution datant de 1966. Le Président de la République dirige le Gouvernement, fait appliquer les lois et commande les armées. Le Président et le Vice-président et tous les parlementaires sont élus au suffrage universel pour une période de quatre ans.

Les principaux partis politiques dominicains sont le Parti Réformiste Social-Chrétien (PRSC), le Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD) et le Parti de la Libération Dominicaine (PLD). Le PRSC est soutenu par les paysans et par les classes moyennes tandis que le PRD est en grande partie composé de paysans sans terre et de travailleurs urbains.

Subdivisions

La République dominicaine se divise en 31 provinces, plus la capitale, Santo Domingo, qui occupe le District National.

Géographie

Saint-Domingue, la capitale, est la plus grande ville. Santiago de los Caballeros est la deuxième plus grande ville.

Les cinq principaux aéroports accueillants de nombreux touristes en provenance d’Amérique du Nord et d’Europe sont situés à Saint-Domingue, Punta Cana, Puerto Plata, La Romana et El Catey Samaná, le dernier depuis novembre 2006.

Économie

L’économie est principalement dépendante de l’agriculture et du tourisme. Le tourisme prend une importance croissante depuis les années 1990. Le tourisme représente plus d’un milliard de dollars et les envois des expatriés, principalement des États-Unis, représentent 1,5 milliard de dollars (2000). Le tourisme et les envois de l’étranger constituent tous deux d’importantes sources de devises.

En 1999, le PIB a augmenté de 8,3% et l’inflation a atteint 5%.

En 2003 et 2004 le pays a connu, sur fond de divers scandale dont celui de la banque BANINTER, une grave crise financière conduisant à une forte dévaluation du Peso Dominicain (dont la parité est passée d’environ 16 Pesos dominicains pour un Dollar américain à 50 Pesos dominicains pour un Dollar américain), une inflation importante et une crise de l’endettement.
Cette crise financière s’est accompagnée d’une baisse considérable du niveau de vie des habitants.

Le changement d’administration en suite de l’élection présidentielle de 2004, au terme de laquelle le président sortant n’a pas été réélu, a redonné confiance aux intervenants internationaux, l’année 2004 se terminant par un rebond du Peso dominicain (28,5 Pesos dominicains pour un Dollar américain).

En 2005 et 2006 le pays a renoué avec une forte croissance, la situation macroéconomique paraissant stabilisée.

Démographie

La population s’élève à 8 442 533 (2000).

Environ la moitié des habitants vivent dans les zones rurales, une grande partie d’entre eux sont des petits propriétaires terriens (2000). Les Haïtiens constituent le groupe d’étrangers le plus important. Le catholicisme est la principale religion.

En 2000, le taux de croissance était de 1,64 %, le taux de natalité 25,15 naissances par 1000 habitants, le taux de mortalité 4,72 par mille habitants et le taux de fécondité était de 3 enfants par femme.

Beaucoup ont émigré aux États-Unis d’Amérique depuis les années 1960, notamment Washington Heights à New York est surnommé les hauteurs Quisqueya.

Culture

La tumba, la bachata et le merengue sont des styles musicaux originaires de la République dominicaine.

Le baseball est un sport populaire. La République Dominicaine fournit, devant le Japon, le plus grand nombre de joueurs étrangers au championnat professionnel de baseball de la Ligue majeure de Base-ball aux États-Unis.

Fête nationale : 27 février.

Le tabac fait aussi partie de la culture dominicaine. Plus de 50% du tabac en République dominicaine est produit à Villa Gonzalez , petite commune d’environ 30 000 habitants (2002) située dans la Cibao, représente de ce fait la capitale du tabac dominicain.

De nombreux Dominicains sont descendants d’esclaves africains, ce qui est jusqu’à aujourd’hui une honte dans la société dominicaine. Les disparités de richesse sont très fortes et les blancs sont de loin les plus riches tandis que les noirs et les métis occupent le bas de l’échelle sociale; le racisme est donc économique et social. Les descendants d’esclaves parlent un argot espagnol, tandis que les descendants de colons parlent un espagnol correct.

Codification

La République Dominicaine a pour codes:

  • selon la liste des Internet TLD (Top level domain) : DO
  • selon la norme ISO 3166-1 alpha-3 (liste des codes pays) : DOM
  • selon la liste des codes pays du CIO : DOM
  • selon la liste des codes internationaux des plaques minéralogiques : DOM
  • selon la liste des codes pays utilisés par l’OTAN, alpha-3 : DOM
  • selon la liste des codes pays utilisés par l’OTAN, code alpha-2 : DR
  • selon la norme ISO 3166-1 alpha-3 (liste des codes pays) : DOM
  • selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2 : DO

Jumelage

  • Miami (États-Unis)
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Carte de la République Dominicaine

Situation géographique de la République dominicaine dans les Caraïbes
Drapeau de la République Dominicaine
Drapeau dominicain
Blason de la République Dominicaine
Blason dominicain
Rafael Leónidas Trujillo Molina
Rafael Leónidas Trujillo Molina (1891-1961)
Juan Bosch
Juan Bosch (1909-2001)
Joaquin Balaguer
Joaquin Balaguer (1906-2002)
Hipólito Mejia
Hipólito Mejia (né le 22 février 1941)

Leonel Fernández Reyna

Leonel Fernández (né le 26 décembre 1953)

Palais National de la République Dominicaine

Palais National de la République Dominicaine